Il y a deux sortes de joueurs:
Le joueur occasionnel: Pour la plupart
des joueurs, le jeu est un plaisir, une activité récréative,
quelquefois sociale, pratiquée entre amis qui consiste le plus souvent à acheter
d’un billet de loterie, à miser une fois de temps à autre
un pari sur les courses de chevaux… Ces joueurs se fixent eux-mêmes
des limites raisonnables en terme de fréquence, de longueur de jeu
ou de sommes dépensées. Le jeu n’occupe d’ailleurs
qu’une toute petite partie de leur esprit et de leurs temps. Les autres
activités et préoccupations de ses personnes sont variées.
Ces joueurs-là s’amusent et leurs jeux ne visent pas à échapper à certaines
réalités.
Le
joueur excessif: Quelquefois,
certains joueurs perdent le contrôle:
le jeu se met alors à occuper
une place importante dans la vie de ces
joueurs au point d’entraîner
des effets négatifs dans leur
vie personnelle, (santé physique,
mentale, vie affective perturbées,
difficultés relationnelles), sur
les plans financiers (pertes, faillite,
endettement) ou social (scolaire, professionnel).
Le jeu excessif peut apparaître rapidement suite à un gain
important ou à la suite d’un changement lié à un événement (comme
un deuil, une naissance, un mariage, une rupture, un déménagement,
un changement professionnel…).
La perte de contrôle peut également être progressive.
Ces joueurs peinent à s’arrêter, ils continuent parce
qu’ils sont « en veine » s’ils gagnent, ou « pour se
refaire » s’ils perdent, et invoquent « la chance
qui va bientôt leurs sourires ». leur relation au jeu est souvent
irrationnel.
Ces joueurs en viennent souvent à mettent en jeu plus qu’ils
ne peuvent perdre et cherche fréquemment à récupérer
ce qu’ils ont perdu. Progressivement, ils épuisent leurs comptes
bancaires, empruntent parmi leurs connaissances, contractent des crédits
et dettes. Ils masquent le gouffre financier ou leurs pratiques par des mensonges à leurs
entourages. Certains commettent même quelquefois des délits. Progressivement,
les relations avec l’entourage se dégradent aussi. Les joueurs excessifs
ont tendance à s’isoler, à négliger leurs proches,
leurs activités professionnelles, parfois jusqu’à leurs propres
personnes (alimentation, sommeil, aspect physique). D’autres dépendances
s’ajoutent aussi parfois (tabagisme, alcoolisme, toxicomanies).
Les personnes qui rencontrent des problèmes de dépendance
face au jeu ne sont pas forcément des « flambeurs de casino ». Le
problème du jeu excessif peut être rencontré par n’importe
qui, indépendamment de son age, du son sexe, de son origine, de sa situation
sociale ou des jeux pratiqués.
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